Le Paris gothique, à deux pas de la Seine
Poussez la porte du collège des Bernardins et le vacarme de la rive gauche s'éteint d'un coup. Sous la nef, une forêt de colonnes s'élance vers les croisées d'ogives, et la lumière glisse sur la pierre blonde comme au premier jour. Nous entrons ici dans le silence d'un Paris que l'on croyait disparu : l'un des plus purs ensembles gothiques civils de la capitale, longtemps oublié, aujourd'hui ressuscité.
Je vous raconte comment les cisterciens, d'ordinaire retirés au fond des campagnes arides, ont bâti sur le clos du Chardonnet — cette terre ingrate où ne poussaient que les chardons — un foyer d'enseignement rayonnant. Nous quittons les voûtes pour l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, puis descendons vers la Seine évoquer la légende de la Tour d'Argent. Nous nous engageons rue de Bièvre, l'une des plus anciennes de Paris, pour finir place Maubert, du nom de Maître Albert, théologien de la vieille université voisine.
Nous flânons plutôt que nous n'assistons à un cours. On lève les yeux, on pousse une grille, on comprend pourquoi le quartier latin fut le cerveau de l'Europe médiévale.
Une heure trente dans un Paris gothique que l'on croyait disparu. Réservez votre visite guidée du collège des Bernardins et entrez dans le silence.
Le collège des Bernardins en images — cliquez pour agrandir.
Le collège des Bernardins : infos pratiques
La visite se fait à plat dans les ruelles du quartier latin ; l'accès à la nef du collège dépend des expositions en cours.

Clémence Dumas
Née à Paris, je suis guide conférencière diplômée d'État depuis 2007 (École Boulle, Sorbonne, École du Louvre). Je fais découvrir la capitale depuis près de vingt ans : un savoir vérifié, une carte professionnelle officielle — et une vraie passion à transmettre.
★★★★★« Guide très intéressante, instruite et captivante. Toujours de bonne humeur ! »
— Association La Cour des Contes
★★★★★« Une guide conférencière passionnée par son métier. J'organise des sorties avec des groupes de seniors, et à chaque fois c'est un plaisir. »
— Gadel Bella





