Paris se raconte, de la préhistoire à Proust
Nous franchissons la porte d'un hôtel particulier de la Renaissance, en plein cœur du Marais, et Paris se met à parler. Dans la cour, des enseignes anciennes se balancent encore, un bateau doré file sur une façade : d'un pas, vous entrez dans la mémoire de la ville. Le brouhaha de la rue de Sévigné s'éteint, remplacé par le silence des siècles empilés.
Je vous guide de salle en salle, de la préhistoire des bords de Seine jusqu'à nos jours, à travers deux hôtels particuliers rouverts en 2021 après une longue rénovation. Nous traversons des salons d'époque reconstitués, du mobilier précieux, la tourmente de la Révolution française, jusqu'à la chambre reconstituée de Marcel Proust et son lit de liège. Enseignes de boutiques disparues, maquettes et portraits se répondent d'une pièce à l'autre. Chaque vitrine éclaire un morceau du Paris disparu.
Nous ne verrons pas tout, et c'est voulu : mieux vaut dix objets compris que cent traversés. On prend le temps de s'arrêter, de relier une enseigne à une rue, un portrait à une histoire.
Le musée est vaste, et sa collection permanente est gratuite : facile, donc, de le traverser sans rien voir. Le fil rouge, c'est précisément mon travail. Réservez votre visite guidée du musée Carnavalet et voyez la ville se déplier sous vos pieds.
Le musée Carnavalet en images — cliquez pour agrandir.
Musée Carnavalet : infos pratiques
La collection permanente est en accès libre ; la visite est commentée par la guide.

Clémence Dumas
Née à Paris, je suis guide conférencière diplômée d'État depuis 2007 (École Boulle, Sorbonne, École du Louvre). Je fais découvrir la capitale depuis près de vingt ans : un savoir vérifié, une carte professionnelle officielle — et une vraie passion à transmettre.
★★★★★« Guide très intéressante, instruite et captivante. Toujours de bonne humeur ! »
— Association La Cour des Contes
★★★★★« Une guide conférencière passionnée par son métier. J'organise des sorties avec des groupes de seniors, et à chaque fois c'est un plaisir. »
— Gadel Bella





